Réflexion post Covid-19

par TOUZANI Amal

Developpement

Le contexte de crise développé lors de la pandémie du Covid 19 n’a épargné personne, enfin presque, et les associations font partie des organismes ayant essayé de s’adapter aux circonstances en déployant de fortes mobilisations. Il est certes évident que toutes ne sont pas logées à la même enseigne ; certaines ont fait face à des difficultés financières graves et ont subi les répercussions de la crise, d’autres, au contraire, ont vécu une intense activité grâce aux dons et subventions solidaires. Sans rentrer dans les détails de mobilisation, nous allons parler plus profondément de l’aspect et de l’impact des changements qui s’imposent désormais aux associations tant à l’échelle nationale que mondiale. Deux questions essentielles se profilent distinctement : Qu’a-t-on appris de la crise et comment allons-nous affronter le futur ?

La première question suscite un intérêt particulier et semble donner plus de réponses que la seconde. En effet tout le monde s’accorde à avouer que les leçons apprises durant le confinement ont révélé plusieurs certitudes : le monde n’est jamais à l’abri d’une catastrophe et peut basculer à tout moment, la santé et l’environnement demeurent des richesses primordiales, la culture de l’entreprenariat n’intègre pas une gestion exhaustive des risques de force majeure. La conséquence de ces écarts a été redoutable.  Au-delà de ces paramètres, les valeurs humaines ont quant à elles prouvé leur domination face aux intérêts matériels, et ce, à une échelle mondiale. Toutefois, dès le déconfinement, l’orientation conjoncturelle et les enjeux économiques ont regagné leur position stratégique alimentant les préoccupations nationales. Ces révélations auront-elles un impact sur l’après Covid 19 ? Force est de constater que oui, et à des délais proportionnels à la réactivité de chaque association. Certaines ont très vite compris que l’adaptation aux exigences contextuelles est incontournable et ont donc commencé à tracer le chemin de leurs activités conformément aux 3 piliers du Développement Durable : l’environnement, le social et l’économique. Le Covid 19 a eu le mérite de provoquer un arrêt en faveur d’une prise de conscience de cette vision citoyenne née il y a des décennies mais restée plus théorique que pratique dans la plupart des pays. L’homme a appris une grande leçon, il doit respecter mère nature et non la confronter et ne surtout pas la défier.

 En conclusion, on pourrait souligner que des orientations nouvelles ont été adoptées par une grande partie d’associations au Maroc ayant intégré quatre paramètres dans leur gestion post-covid19 : respect de l’environnement, solidarité sociale, télétravail et enfin et surtout importance de bien communiquer. Le tissu associatif sort ainsi de cette crise pandémique avec une lourde responsabilité déployée et axée vers de nouveaux défis structurels. Le choix de dissocier les paramètres ou de ne pas les conjuguer ensemble ne sera plus permis. La mise à niveau par défaut éliminera toutes les petites structures incapables de concilier l’évolution et la flexibilité. L’espoir reste de mise car le nerf de la guerre de la majorité des associations marocaines réside dans sa volonté et non dans l’argent comme le dit l’adage.